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L'histoire fascinante du bao : des cuisines chinoises aux tables françaises

Il existe des plats qui traversent les siècles sans prendre une ride. Le bao en fait partie. Depuis les marchés animés de Pékin jusqu'aux rayons surgelés des supermarchés français, ce petit pain brioché cuit à la vapeur a accompli un voyage remarquable — à travers le temps, les cultures et les continents. Mais d'où vient-il vraiment ? Comment un plat né dans la Chine ancienne est-il devenu l'une des grandes tendances food de notre époque ?

Plonger dans l'histoire du bao, c'est aussi explorer celle d'une civilisation qui a su transformer des ingrédients simples — de la farine, de l'eau, de la levure — en quelque chose d'extraordinairement gourmand. Retour sur une épopée culinaire qui dure depuis plus de mille ans.


Les origines légendaires du bao : la légende de Zhuge Liang

L'histoire du bao commence avec une légende. Au IIIe siècle après J.-C., en pleine période des Trois Royaumes, le célèbre stratège militaire Zhuge Liang revenait d'une campagne au sud de la Chine. Pour traverser un fleuve en crue, la tradition locale exigeait un sacrifice humain — l'offrande de têtes à la divinité des eaux.

Zhuge Liang, refusant cette pratique barbare, aurait eu l'idée de confectionner des petites brioches de farine de blé farcies à la viande, imitant la forme de têtes humaines. Ces faux-semblants furent jetés dans le fleuve à la place des véritables têtes. Le stratagème fonctionna, et le plat prit le nom de mantou — littéralement « tête barbare » — qui donnera naissance à toute la famille des pains vapeur chinois, dont le bao.

Qu'elle soit historique ou mythologique, cette légende dit quelque chose d'essentiel sur le bao : il est né d'un geste humain, d'une volonté d'inventer une solution là où d'autres voyaient une impasse.

Du mantou au baozi : une évolution gourmande

Au fil des siècles, le mantou — à l'origine un simple pain non farci — s'est transformé. Les cuisiniers chinois, toujours inventifs, ont commencé à le garnir : viande de porc, légumes sautés, champignons noirs, haricots rouges sucrés. Le baozi (小笼包) était né. Ce pain farci, cuit à la vapeur dans des paniers en bambou empilés, allait devenir un pilier de la gastronomie chinoise.

Sous la dynastie Song (960–1279), les baozis étaient déjà populaires dans les villes chinoises. Ils se vendaient dans les marchés, les auberges, et se dégustaient à toute heure du jour. Une tradition culinaire qui n'a jamais cessé.


Le bao à travers l'Asie : des variantes infinies

Si le bao trouve ses racines en Chine, il a voyagé avec les migrations de la diaspora chinoise à travers tout le continent asiatique. Chaque culture l'a adopté, adapté, réinterprété — donnant naissance à une fascinante famille de recettes.

Le banh bao vietnamien

Au Vietnam, le bao est devenu le banh bao : une grosse brioche vapeur farcie de porc haché, de saucisse chinoise, d'œuf dur et de champignons parfumés. Plus dense, plus généreux que son cousin chinois, il se mange souvent le matin comme petit-déjeuner complet. Le banh bao est un symbole de convivialité familiale, préparé lors des fêtes et transmis de génération en génération.

Le gua bao taïwanais

À Taïwan, c'est le gua bao qui s'est imposé comme figure incontournable de la street food. Sa spécificité : la pâte, aplatie et repliée en demi-lune, n'est pas fermée. Elle s'ouvre comme un livre pour accueillir une garniture généreuse — porc braisé au soja (le fameux lou rou), légumes marinés, cacahuètes écrasées et coriandre fraîche. Simple, équilibré, inoubliable.

C'est cette version — ouverte, audacieuse, garnie à volonté — qui a conquis les foodies du monde entier et déclenché l'engouement occidental pour le bao.

Le char siu bao cantonais

Dans la tradition cantonaise, le char siu bao est une star des dim sum. Farci de porc rôti laqué aux cinq épices, il se décline en deux versions : cuit à la vapeur (moelleux, blanc et brillant) ou au four (légèrement doré, avec un glaçage sucré). Servi dans les restaurants de yum cha de Hong Kong, il est un rituel du dimanche matin pour des millions de familles.


L'arrivée du bao en Occident : de la street food à la gastronomie

Le bao a mis le pied en Occident dans les années 2000, porté par une vague d'intérêt croissant pour la cuisine asiatique. À New York, à Londres, puis à Paris, des restaurants spécialisés ont commencé à proposer des baos revisités — avec des garnitures fusion, des sauces créatives, des influences locales mêlées aux techniques asiatiques.

En France, le bao a d'abord été un phénomène de restaurant, apprécié des gastronomes et des trendsetteurs. Puis la pandémie de 2020 a accéléré sa démocratisation : confinés à la maison, les Français ont redécouvert le plaisir de cuisiner et se sont mis en quête de saveurs nouvelles, accessibles sans sortir de chez eux.

Du restaurant au supermarché : la révolution du bao surgelé

C'est dans ce contexte que des marques comme Monsieur Bao ont émergé, avec une proposition inédite : offrir la qualité gastronomique d'un restaurant dans le rayon surgelé d'un supermarché. Fondée par des restaurateurs parisiens primés, Monsieur Bao apporte dans votre cuisine des baos farcis de porc effiloché, de poulet mariné ou de légumes rôtis — conçus avec la même exigence que dans un bon restaurant asiatique, prêts en quelques minutes.

Cette démocratisation marque une nouvelle étape dans l'histoire du bao en France : non plus un plaisir réservé aux sorties gastronomiques, mais un repas du quotidien, accessible, savoureux et fidèle à la tradition.


Pourquoi le bao séduit autant les Français aujourd'hui

Le succès du bao en France n'est pas un hasard. Il répond à plusieurs attentes profondes de la cuisine contemporaine.

La praticité sans compromis : en quelques minutes, le bao offre un repas complet, équilibré, satisfaisant. À mi-chemin entre le sandwich et le plat cuisiné, il coche toutes les cases du repas express de qualité.

L'aventure gustative accessible : le bao est exotique sans être déroutant. Sa pâte douce et neutre met en valeur des saveurs d'ailleurs — umami, sucré-salé, épices asiatiques — sans brutaliser le palais. C'est une porte d'entrée idéale vers la cuisine asiatique.

Le côté social et convivial : comme les tapas ou les dumplings, les baos se partagent. Ils se mangent avec les mains, en bonne compagnie, sans chichi. Cette dimension festive et décontractée correspond parfaitement aux nouvelles façons de se retrouver autour de la table.

La qualité des ingrédients : à une époque où les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu'ils mangent, le bao — surtout quand il est fait avec des produits de qualité — incarne une alimentation plaisir qui n'a pas à rogner sur l'essentiel.


Conclusion : le bao, une histoire qui continue de s'écrire

De la légende de Zhuge Liang aux étals des supermarchés français, le bao a parcouru un chemin extraordinaire. Il a traversé les dynasties chinoises, voyagé à travers l'Asie, conquis les cuisines du monde entier — et continue d'évoluer, de se réinventer, de s'adapter aux goûts et aux cultures qu'il rencontre.

En France, son histoire est encore en train de s'écrire. Et si vous voulez en faire partie, commencez par le commencement : goûtez un vrai bao, fait avec soin et de bons ingrédients.

Découvrez la gamme Monsieur Bao et laissez-vous emporter par des siècles de savoir-faire culinaire, réinterprétés pour votre quotidien : monsieurbao.com